Le flegme britannique n’est pas un mythe. L’humour anglais non plus. La preuve, avec Terence Cooper, habitant des Pyramides depuis 25 ans, dont la vie trépidante l’a fait exercer une multitude de métiers. Présentation.
Nous sommes en octobre 1946, juste après la guerre, dans la ville de Dagenham, banlieue est de Londres. Patricia Cooper, sergent chef dans l’artillerie durant la guerre, vient de donner le jour au petit Terence qui ne connaîtra jamais son père, pilote de bombardier décédé de ses blessures. « Je suis né dans le brouillard d’octobre sur les rives de la Tamise » déclame Terence, un léger sourire sur les lèvres. « L’après-guerre a été très difficile pour la classe ouvrière, j’ai eu une carte de rationnement jusqu’à l’âge de 14 ans ! On n’aurait pas dit que c’était l’Angleterre qui avait gagné la guerre… La Tamise était tellement polluée que j’ai développé une hépatite A à 12 ans. » Cela n’empêche pas le jeune Terence d’être très doué dans les ses études et il décroche son Bac à 16 ans et 10 mois (il insiste sur cette précision).
Terence traverse l’Atlantique
Touche à tout, Terence se lance dans la publicité à 18 ans mais, ce qu’il souhaite vraiment, c’est travailler dans la marine, comme ses grands-parents et ses arrière grands-parents. Il trouve une place d’officier de radio dans la marine marchande, mais après 3 mois sur le bâtiment, on lui diagnostique un mal de mer chronique et il quitte la marine avec déception… Sans complaisance et toujours le sourire aux lèvres, Terence se souvient : « J’ai alors décidé de faire le tour du monde en stop ! Et de commencer par la France ! Ce que je ne savais pas c’est que mon tour du monde allait s’arrêter là… » En 1965, Terence découvre la Capitale et trouve du travail auprès de la grande famille Dior qui le traite comme l’un des siens. C’est précisément avec Raymond Dior, journaliste au Monde, qu’il débute puis il apprend la gestion avec Madeleine, la mère. « Je passais la moitié de mon temps à Paris et l’autre moitié en Normandie, le pays d’origine des Dior. Là bas, j’étais vétérinaire dans les fermes et j’ai tout appris sur les vaches ! ».
De la Normandie à Evry
De retour en région parisienne, la famille Dior cherche une couturière et un épicier de Milly la Forêt leur indique Sylvie, une jeune femme d’origine Belge. Cette dernière ne tarde pas à se faire courtiser par Terence, qui l’épouse en 1980, à Londres. « Nous avions pris 3 semaines de vacances pour aller voir mes parents (maman remariée). Pour notre mariage, nous avons obtenu une dispense spéciale de l’archevêque de Canterbery ! ». Puis le couple s’installe 2 ans à 15km du Mont St Michel. Terence exerce le métier d’ambulancier après un diplôme obtenu à l’hôpital de Rennes. « J’aimais beaucoup ce métier, le samu n’existait pas à l’époque, et j’étais fier quand je rentrais en disant aujourd’hui j’ai sauvé une vie ! ». Puis le couple s’installe à Corbeil pour déménager ensuite à Evry, où la famille vit depuis 25ans maintenant. Sylvie et Terence sont les heureux parents de Christophe, qui est lui même papa de Jackinson, né à Evry en 2003.
Un homme très polyvalent
Impossible de résumer tous les métiers qu’a exercé Terence ! L’ambulancier a été aussi convoyeur de fonds armé, vétérinaire avec son bloc opératoire dans le coffre de sa voiture, pigiste chez American Press associated et pour la BBC, écrivain, mercenaire, gardien de sécurité chez American airlines, secrétaire général d’une mutuelle, contributeur Wikipédia sur la ville d’Evry… A la retraite depuis 2007, Terence plaisanter plus que jamais : « les blagues sur l’alimentation anglaise sont cruelles, mais c’est la réalité ! La nourriture et le climat ne sont pas très favorables. Les produits sont tous dans des boîtes, des bocaux et des sachets, même dans les restaurants. La bière, c’est de l’eau… Pas de vinaigrette, pas de sauce, tout est servi à sec ! 5 à 6 millions de boîtes de haricots à la tomate sont ouvertes tous les jours. Par contre, je mets de la compote de pommes avec le porc, de la menthe dans le gigot et de la confiture de groseille avec le bœuf, quand même ! » Notre amateur de thé, désormais Evryen, déplore cependant une chose: « Evry me rappelle ma ville de naissance. Plutôt que Bexley, on aurait dû choisir Dagenham pour le jumelage car elles ont bien des points en commun. »
Le saviez vous ?
- Pourquoi les anglais roulent-ils à gauche ?
Au Moyen age, comme les chevaliers droitiers portaient leurs épées à gauche pour les dégainer plus rapidement (les gauchers étant peu nombreux), la circulation à cheval et en diligence s’effectuait naturellement par la gauche pour ne pas heurter les armes des cavaliers venant en sens inverse (ce qui aurait pu être un signe de provocation en duel).
- La carte nationale d’identité n’existe pas au Royaume uni !
Il n’existe pas de carte d’identité ni de fichier national de la population anglaise. Le ministre de l'Intérieur envisage d'en instituer une mais, les résultats de la consultation publique qui a eu lieu sur ce projet, ne sont pas encore connus.
Ingrédients
Couper le quatre quarts en petits cubes et les placer au fond d’un saladier. Faire fondre la boite de gélatine dans 5ml d’eau bouillante. Rajouter 550ml d’eau froide puis verser sur les cubes. Mettre le saladier au frigo 2 ou 3h. Verser dans un bol 4 cuillers à soupe de poudre de crème et 4 autres de sucre en poudre. Ajouter du lait et tourner tout doucement pour éviter les grumeaux. Faire bouillir le reste du lait, en prélever un peu et le mélanger à la poudre puis tout mettre dans la casserole et remuer sans arrêt jusqu’à obtenir une pâte épaisse. Renverser le contenu de la casserole dans le saladier et remettre au frigo jusqu’à ce que ce soit solide.
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