Soif d’entreprendre !

Quand le rêve d’entreprendre devient réalité ! L’association pour le droit à l’initiative économique (Adie) aide les personnes qui n’ont pas accès au crédit bancaire à créer leur entreprise. Présente depuis plus de 20 ans sur le territoire, l’antenne d’Évry, accompagne chaque année des centaines de jeunes et de moins jeunes vers la création d’entreprise. Reportage !

« J’avais déjà consulté plusieurs organismes bancaires mais aucun d‘entre eux ne voulait financer mon projet », raconte Diénaba Marie Cissé. Aujourd’hui les galères sont terminées, et le rêve de cette évryenne artiste peintre et ancienne enseignante est devenu réalité. Depuis quatre mois, son activité est reconnue officiellement et son entreprise est ouverte. Son nom : « Expressions Libres ». Dans son atelier, elle reçoit des personnes qui souhaitent s’initier à la peinture ou au dessin et les forment.

Même si le projet n’en est qu’à ses balbutiements, Marie Diénaba Cissé garde le sourire et sait qu’elle doit beaucoup à l’Adie, l’Association pour le droit à l’initiative économique.

« L’Adie m’a prêté 5 000 euros pour acheter le matériel nécessaire. Mais surtout, j’ai bénéficié de l’accompagnement d’une conseillère à qui je continue de demander des conseils, par exemple à propos des cotisations sociales ».

Diénaba Marie Cissé – 51 ans – Auto-entrepreneuse.

ADIE association reportage - 19-01-2017

À Evry, cela fait plus de 25 ans que la structure est implantée. Depuis 2016, elle a emménagé au 48, cours Blaise Pascal. Dans ses locaux, les conseillers de l’Adie reçoivent et accompagnent chaque année des dizaines d’entrepreneurs. Un soutien bienvenu pour des personnes ambitieuses mais bien souvent en difficulté financière.

 « Les personnes qui viennent nous voir ont souvent beaucoup d’idées mais peu de ressources, comme des bénéficiaires du RSA par exemple. Elles ont du mal à avoir accès au crédit bancaire. Mais nous avons aussi des personnes qui ont quitté leur emploi et qui veulent se reconvertir ».

Marc Lepinette – Conseiller Adie

L’Adie peut financer les projets jusqu’à 10 000 euros. À Évry, de nombreux petits commerces en porte-à-porte, de vente de tissus et de bijoux fantaisie notamment, se sont appuyés sur l’association pour monter leur stock et parfois se développer. Un d’entre eux est désormais bien connu des Évryens. Ruben Djaoue, fondateur de Beny’s Hot Dog. Ce jeune originaire du quartier des Pyramides a lancé en avril 2016 son entreprise de street-food avec un triporteur proposant ses hotdogs dans le cadre d’événements d’entreprise ou culturels.

Vœux 2017

 

Accompagner c’est aussi former. Depuis 2013, l’ADIE propose un dispositif spécialement conçu pour les jeunes de 18 à 32 ans. Son nom : « Créajeunes« . Huit semaines de cours pour mieux maîtriser la création d’entreprise. Au programme :  des fondamentaux sur les aspects commerciaux et financiers de la création d’entreprise. Les différentes étapes sont validées jusqu’à un jury final auquel participent des partenaires comme la Banque Populaire ou la Chambre de commerce et d’industrie.

« Parmi les jeunes qui ont bénéficié du dispositif, un sur quatre a créé son entreprise. Les autres ont gagné en confiance en eux et ont pu rebondir notamment en trouvant un travail ».

Alexia Nkodia – Chargée de mission – Adie dispositif Créajeunes

Alexia Nkodia est responsable du dispositif Créajeunes.

Alexia Nkodia est responsable du dispositif Créajeunes.

« Ici, nous avons de très bons conseils sur la création d’entreprise et nous trouvons aussi un réseau en s’appuyant sur les autres jeunes. On partage nos idées, nos projets et nos craintes ensemble ».

Hasnae Amzil Atmali, 21 ans – Future créatrice d’entreprise

Hasnae Amzil Atmali, 21 ans, souhaite se lancer dans la vente en ligne de produits locaux et vêtements marocains.

Hasnae Amzil Atmali, 21 ans, souhaite se lancer dans la vente en ligne de produits locaux et vêtements marocains.

Bruno Jouandon, 29 ans, est venu suivre la formation Créajeunes pour pouvoir monter sa société de vente en ligne d'objets de décoration fait-main. Son futur nom : Bonjour Bohème

Bruno Jouandon, 29 ans, est venu suivre la formation Créajeunes pour pouvoir monter sa société de vente en ligne d’objets de décoration fait-main. Son futur nom : Bonjour Bohème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la création de ce dispositif, un quart des jeunes ont réussi à créer leur entreprise. Et depuis son ouverture à Évry en 1990, l’antenne essonnienne de l’Adie a favorisé la création de pas moins de 1 500 entreprises.

 

  • Grâce à l'Adie, Diénaba Marie Cissé, 51 ans, passionnée d'art, a pu rebondir et créer son activité alors que les banques refusaient de l'accompagner.

  • Alexia Nkodia est responsable du dispositif Créajeunes.

  • Pour se lancer, il faut de l'argent mais pas seulement. Avec l'Adie, les jeunes qui souhaitent créer leur entreprise peuvent bénéficier d'une formation pour renforcer la fiabilité de leur projet.

  • Les formateurs de l'Adie. À gauche : William Robert, 65 ans, formateur bénévole dans le cadre du dispositif Créajeunes à l'ADIE.

  • Hasnae Amzil Atmali, 21 ans, souhaite se lancer dans la vente en ligne de produits locaux et vêtements marocains.

  • Bruno Jouandon, 29 ans, est venu suivre la formation Créajeunes pour pouvoir monter sa société de vente en ligne d'objets de décoration fait-main. Son futur nom : Bonjour Bohème